Prévention coronavirus : Alimentation et micronutrition

Avant tout, il convient de respecter à la lettre les mesures de protection édictées par l’OFSP.

Il y a plusieurs volets à aborder dans le domaine de l’alimentation en lien avec le coronavirus et plus largement avec notre système immunitaire en général : la composition de l’alimentation quotidienne, le système digestif, les macronutriments et les micronutriments.

Il n’y a aucunes études scientifiques qui confirment les conseils abordés ici dans le cadre du coronavirus. Ce sont des extensions et des pistes de travail de ce qui est connu pour d’autres virus, pour le système immunitaires,…

La charge digestive

Digérer un repas peut être plus ou moins long, demandeur en énergie, selon le type de repas. Nous avons déjà tous fait l’expérience de digérer plus vite une salade qu’une fondue…

Afin de laisser un maximum d’énergie à notre corps et plus particulièrement à notre système immunitaire, il convient de manger « léger ». C’est à dire éviter les repas très gras, surtout les graisses cuites, les repas compliqués avec beaucoup d’ingrédients, les protéines animales en trop grandes quantités. Privilégiez des aliments naturels, plutôt végétaux, non transformés, sans additifs alimentaires. Ces aliments qui font partie de notre alimentation depuis la nuit des temps et que notre corps connait bien et sait parfaitement digérer sans devoir dépenser énormément d’énergie.

La muqueuse digestive et le système immunitaire

Un grande partie de notre système immunitaire, autant sa structure que ses cellules combattantes, se trouvent aux alentours directs de nos intestins. En effet, ceux-ci sont notre plus grande surface d’échange avec l’extérieur, le non-soi, d’où la raison d’y placer nos gardiens! Une autre surface d’échange est, bien entendu, nos muqueuses ORL et pulmonaires, celles qui sont mises à mal par monsieur SARS-CoV-2.
Les muqueuses de nos intestins sont très fines et peuvent facilement devenir « poreuses », perméables. Quand elles le deviennent, elles laissent passer un certains nombres de peptides, que notre système immunitaire doit du coup analyser et nettoyer. Le problème est que cette démarche est coûteuse en énergie, en cellules combattantes, et ce sont donc des ressources qui ne peuvent pas être utilisées pour combattre le virus. Il convient donc d’économiser nos efforts!

Le gluten est connu pour interagir avec la zonuline et ouvrir l’espace entre nos cellules intestinales, donc créer une perméabilité. Il convient donc de l’éviter/limiter.

Toutes les sources d’inflammation des muqueuses digestives sont aussi à éviter, par exemple tout ce qui chauffe/brûle en rentrant et en sortant 😉 (ça brûle aussi au milieu, faut pas se leurrer, c’est juste que nos intestins n’ont pas le câblage pour transmettre cette information), donc piment, poivre en grande quantité,… L’alcool aussi agresse les muqueuses digestives. Globalement tous les aliments que vous savez ou suspectez être intolérant (qui crée des selles molles/liquides). Dans cette catégorie, nous pouvons placer également les additifs alimentaires qui, dans leur grande majorité, sont des substances non naturelles, non-reconnues par le corps et qui fera bosser votre système immunitaire.

Dans le même ordre d’idée, ce n’est non plus pas la bonne idée de surcharger votre système immunitaire et respiratoire par les pollens auxquels vous réagissez, un raison de plus pour #restezchezvous.

Les produits laitiers sont reconnus en naturopathie pour créer des mucosités (glaires,…) en sont donc à éviter pour laisser le système respiratoire le plus libre possible.

L’équilibre inflammatoire

Ce virus crée une inflammation des poumons qui semblerait être excessive dans les cas graves.

L’inflammation est une réaction du survie très élaborée. Sans elle, pas de lutte contre les pathogènes, pas de réparation de tissus lésés.
Il y a des médiateurs pro-inflammatoires et d’autres anti-inflammatoires, leur coordination est absolument essentielle pour mener la dynamique d’une réaction inflammatoire, son importance, sa durée et sa fin. Hors ses médiateurs sont créés à partir des graisses que nos mangeons.
Les pro-inflammatoires sont créés à partir de l’acide arachidonique contenu dans les graisses animales et à partir des acides gras oméga 6 qui inondent l’alimentation industrielle (tournesol, carthame, pépins de raisin, soja,…).
Les médiateurs anti-inflammatoires sont élaborés à partir des oméga 3, beaucoup moins représentés, tels que contenus dans les graisses des poissons des mers froides (sardines, maquereau, saumon), ainsi que dans les huiles de lin, périlla, cameline, chanvre, noix (colza un petit peu).

Il peut donc être intéressant de corriger sa balance inflammatoire, même si évidemment cela ne se fait pas du jour au lendemain. Il peut être judicieux de se complémenter en oméga 3 si l’on se sait déséquilibré à ce niveau et à risque par rapport à ce virus.

L’apport énergétique

Une mobilisation de votre système immunitaire contre des pathogènes, quels qu’ils soient, demande de l’énergie, beaucoup d’énergie! C’est à cause de cela que nous nous sentons fatigués, voir que nous passons notre temps à dormir lorsque nous sommes malades. Prévoyez des aliments faciles à manger, par exemple des purées/compotes de fruits pour continuer à alimenter votre corps en énergie un minimum quand vous êtes malades.

Notre corps produit de l’énergie, à partir des calories que nous ingérons, dans les centrales énergétiques de nos cellules: les mitochondries. Pour que ces dernières puissent fonctionner correctement elles ont besoin de magnésium et de plusieurs vitamines du groupe B (par ex: la levure de bière est riche en plusieurs vitamines du groupe B).

L’apport protéique

Lors de la lutte contre un virus, notre corps doit produire des cellules immunitaires en masse. Il a donc besoin de matière première que sont les protéines/acides aminés. Même si plus haut j’ai conseillé de limiter les graisses animales, ce n’est pas pour autant qu’il est nécessaire d’enlever les produits animaux de notre régime. Bien au contraire. Il est d’ailleurs difficile d’obtenir un apport suffisant en protéines lors d’un régime exclusivement végétarien ou végane. La dénutrition protéique est l’une des causes les plus importantes de déficit immunitaire!
Privilégiez les viandes maigres, les œufs, le tofu,…

Le zinc

Le zinc est absolument nécessaire à la synthèse des protéines donc à la création de nos cellules immunitaires combattantes! Il participe également à plusieurs centaines de réactions enzymatiques, autant dire qu’un manque perturbe globalement notre fonctionnement.
Les tâches blanches sur les ongles sont un signe de manque de zinc.

Il a également des propriétés anti-inflammatoire et antivirale.

Nous devrions tous les jours consommer 10-15mg de zinc, mais en cas d’infection nous pouvons monter à 75-90mg.

La vitamine C

Egalement absolument indispensable à la création de nos cellules immunitaires. Elle bloque aussi la reproduction des virus. Elle sera également nécessaire pour réparer les dégats faits par le combat contre le virus. Pour qu’elle ait un effet notoire, il est nécessaire d’en consommer plusieurs grammes (3-8gr) alors qu’une orange en contient environ que 50mg, les kiwis 75mg et les cassis 200mg. L’acérola en contient environ 1gr par 100gr de fruit. Il est donc nécessaire de passer par des compléments alimentaires.

Le site valeursnutritives.ch vous permettra de chercher la teneur en nutriments des aliments.

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